samedi 4 avril 2009

C'est vous qui le dites!

Retrouvez ici les CD que les participants au brunch nous ont fait découvrir.

Soeur Marie Keyrouz


Maurice Ravel


Uri Caine



Le fil de la discussion nous a également conduit à parler de ce film
:

Japòn de Carlos Reygadas

A.R. Rahman - Slumdog Milionaire

Lors des derniers Oscars le verdict est tombé : 2 statuettes pour A.R. Rahman ! Meilleure chanson et meilleure musique de film pour Slumdog Milionaire. Ce nom ne nous dis rien mais le Mozart de Madras, comme il est surnommé, est une véritable star en Inde.
S’il est aujourd’hui reconnu, ça n’a pas toujours été le cas. Très décrié à ses débuts pour avoir osé introduire des instruments modernes dans la musique filmi. Cette musique qui illustre les longues scènes de chant et de danse dans le cinéma indien. Elle est tellement importante que les bandes originales des films sortent de longs mois avant afin de permettre aux spectateurs d’aller voir le film en connaissant les chansons par cœur. Certain films ne sortent même pas en salle si la musique ne rencontre pas le public.
Les grosses productions sortent parfois en plusieurs versions dans les différentes régions du pays et A.R. Rahman s’est imposé comme le spécialiste de la réorchestration. Les musiques sont retravaillées selon la sensibilité auditive de la région.

Encore une fois pour Slumdog Milionaire il a pratiqué le mélange des genres. Le morceau d’intro est accompagné par M.I.A, puis les titres s’enchainent tour à tour électro, Bollywood, sans oublier les instrumentaux kitsh pour la romance.

Un musique adictive et entrainante !

Mauro Gioia - Rendez-vous chez Nino Rota

Les paroles « parla più piano… » sur la mélodie du film le Parain est assurément celles qui nous évoquent le plus Nino Rota.
Mais ce grand compositeur Italien, essentiellement connu pour ses musiques de film de Fellini était aussi un compositeur de ballet (Béjart) et de musiques classiques (opéra, symphonies, concertos, préludes…).
Le chanteur napolitain Mauro Gioia grand passionné de Nino Rota eu l’idée en 2002 avec Alfredo Arias de mettre en scène, sous forme de cabaret, l’univers de Nino.

C’est durant une de ces représentations que Catherine Ringer et Fred Chichin proposent à Mauro Gioia de rendre hommage au compositeur au travers de ses chansons.
Le projet abouti en 2008 par un spectacle autour des chansons des films composées par Nino Rota.
Ce CD (avec un DVD) en est le résultat : 16 grandes chansons reprises et réorchestrées en duo avecMauro Gioia et des chanteuses tel que Catherine Ringer, Sharleen Spiteri (Texas), Adriana Calcahotto, Maria de Medeiros, Susana Rinaldi, Martirio et Ute Lemper.

Le résultat de ce travail est étonnant puisque qu’ils réussissent à faire ressortir toute le modernisme de ce compositeur sans trahir pour autant ces racines et son univers bien particulier du musical italien des années 60, 70.

Magnifique et d’une grande unité !

Arnaud Cathrine & Florent Marchet - Frère Animal

Ce roman musical écrit par Florent Marchet et Arnaud Cathrine nous plonge au cœur d’une ville imaginaire. La mère nourricière de cette ville c’est la SINOC (Société industrielle Nautique d’Objets Culbuto). Quelque soit la place que l'on s'y fait, c’est la seule perspective d’emploi. Si certains voient leur poste comme l’aboutissement d’une vie ce n’est pas le cas de Thibaut. Il va avoir 20 ans et ne veut pas terminer comme son père. Mais l'entreprise ne lui laisse pas le choix, elle le prend sous son aile faussement protectrice, il se résigne… De cette résignation va naitre une aliénation destructrice.

Après leur collaboration sur l’album Rio Baril de Florent Marchet, les deux frères de création nous livrent ici un concept-album noir et violent au réalisme percutant. Les textes parfaitement ciselés sont lus ou chantés sur une musique pop. A l’heure, où l’industrie du disque est en crise, il est bon de voir se développer ces projets de MGM (Musique Génétiquement Modifiée).

Sammy Decoster - Tucumcari

Tucumcari la ville où Lee Van Cliff déguisé en pasteur fait arrêter le train, dans "Pour quelques dollars de plus"…Alors, si vous avez des envies de plaines arides, de grands espaces et de solitude, écoutez le premier album de Sammy Decoster avant de vous payer un allé simple pour le nouveau Mexique !

Cet auteur-compositeur, autodidacte et fans d’Elvis dès ça plus tendre enfance, nous donne ici 12 compositions qui oscillent entre le blues, le rock, le folk et la country.Les textes, parfois bruts, portés par sa belle voix grave nous parlent de solitude et de rupture.La musique et les paroles suintent l’ouest américain, la route 66 et des « diners sixties » que l’on peut croiser au volant de son Pick-up lors de long trajets en solitaire.

Mon coup de cœur du moment !

En juin, le 24, il passe dans le cadre de Métis (du Festival) à Saint Denis…

samedi 7 mars 2009

C'est vous qui le dites!

Retrouvez ici les CD que les participants au brunch nous ont fait découvrir.


Sigur Ros











Martina Topley Bird

Le sacre du tympan - La grande ouverture

Ici, la grande ouverture résonne comme un magnifique feu d’artifice musical. Fred Pallen avec son Big Band nous a mitonné un troisième album jazz très épicé !
La réorchestration de ces 11 reprises à la sauce bossa, génériques de séries TV , comédies musicales, musique de cirque, pop, bandes originales de films, blues ou chansons mélancoliques donnent, au final, une étonnante unité .
Il émane de cette collaboration entre ce Big band et ces différents artistes issus d’univers autre que celui du jazz (André Minvielle, Julien Lourau, Juliette Paquereau, -M-, Marcel Kanche, Piers Faccini, San Severino, Sebastien Tellier) beaucoup d'humour, de joie et un véritable plaisir de jouer ensemble.

Un petit bonheur, tout simplement !

Joseph d'Anvers - Les jours Sauvages

Pour ce deuxième album, Joseph d’Anvers n’a jamais aussi mal porté son nom. Après avoir envoyé quelques maquettes en Mp3 à divers producteurs de renom, le voilà propulsé à Rio aux portes des Favellas. Ce départ précipité il le doit à Mario Caldato Jr, producteur des Beasti Boys, qui a eu un coup de cœur pour les chansons du frenchie. « Les jours sauvages » nait donc entre Paris, Rio et Los Angeles, affranchissant ainsi Joseph d’Anvers de l’étiquette nouvelle scène française. Les musiques sont plus abouties, plus Pop, des mélodies imparables avec lesquelles on se couche et on se réveille. Les textes sont toujours sombres, ils rendent comptent de ces jours plutôt sauvages et tranchent avec le coté « léger » de la musique. « On vient à une chanson pour la musique, on y reste pour les textes » lui avait confié Alain Bashung lors de l’enregistrement de Bleu Petrol, Joseph d’Anvers a su en faire bon usage.

Sylvain Chauveau & Ensemble Nocturne - Down to the bone (an acoustic tribute to depeche mode)

Depuis un noël où ma marraine m’a offert « some great rewards » de Depeche Mode je suis une fan de ce groupe new hawe aux compositions souvent très noires.
J’étais donc très curieuse et un peu intriguée d’entendre l’album de Sylvain Chauveau : 11 morceaux après j’étais bluffée !
Il avait réussi à faire ressortir la force et l’essence même des compositions de martin L. Gore, tout y était !
Le Piano, les cordes et les vents remplaçaient admirablement bien les guitares, les claviers et autres machines électro et sa voix claire et mélancolique portait le tout.
Il avait réussi à faire ressortir l’émotion que m’apportait l’écoute de ce groupe !
Depuis, je ne me lasse pas de cet album « classieux », élégant et dépouillé !